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Articles

Affichage des articles du juillet, 2017

Le marché des actions US est-il si cher que ça ?

Avec un Price-to-Earnings Ratio (cours sur bénéfices nets) désormais nettement supérieur à 20, le marché des actions américaines apparaît désormais très cher et même, selon nombre de commentateurs, trop chers. Cela fait plusieurs mois que le mot en B (« bulle ») a été prononcé [1] et force est de reconnaître que, sur la seule base de ce ratio, c’est effectivement le cas. Néanmoins, un rapide retour sur la théorie de la valorisation donne un éclairage tout à fait différent.Si le PER est un ratio très couramment utilisé sur les marchés, les chercheurs qui s’intéressent à la valorisation des actions utilisent plus volontiers son inverse : le Earnings Yield. En notant $E$ le niveau actuel des bénéfices nets et $P$ le prix du marché, le Earnings Yield s’écrit simplement : $$\frac{E}{P} $$ C’est donc la même mesure mais exprimée sous forme de taux plutôt que de ratio. Si nous utilisons plus volontiers cette présentation c’est que, contrairement au PER, elle a une signification très précis…

L'océan de cash

Du 4 juillet 2007 au 5 juillet 2017, le total du bilan de la Federal Reserve [1] est passé de 860 à 4 4 trillions de dollars — c’est à dire qu’il a quintuplé. À l’actif de la banque centrale étasunienne, cette croissance phénoménale se traduit par l’explosion de son portefeuille d’obligations émises par le Department of the Treasury — lequel atteint aujourd’hui 2,5 trillions — auquel se rajoutent les titrisations de créances hypothécaires (Mortage-Backed Securities) rachetées à Fannie Mae et Freddie Mac pour environ 1,8 trillions.Il s’agit, bien sûr, des conséquences d’une politique monétaire historiquement accommodante qui a conduit la Fed à intervenir massivement sur le marché obligataire. Très schématiquement : la Fed a créé des dollars ex-nihilo, ce qui ne lui coûte presque rien, et c’est servi de la monnaie ainsi créée pour racheter massivement les obligations qui se trouvent aujourd’hui sur son bilan. L’objectif, naturellement, étant de faire baisser les taux et ainsi — du moins…

#Babel, capitalisme et libéralisme économique

Mal nommer les choses, écrivait Camus, c’est ajouter au malheur du monde. Que la définition d’un terme puisse évoluer dans le temps est chose acceptable mais, à un point du temps donné et dans une langue donnée, il est souhaitable que nous nous entendions sur le sens des mots — surtout quand ils sont largement utilisés dans le débat public. Je l’avais déjà fait, il y a quelques temps, avec le communisme ; je vous propose de remettre ça pour la distinction entre capitalisme et libéralisme économique.Par capitalisme, on entend en général un système économique fondé sur la propriété privée des moyens de production. Concrètement, ça signifie que les entreprises appartiennent à des personnes physiques qui y investissent des capitaux en espérant en tirer des profits. Le capitalisme s’oppose aux différentes formes de propriété collective des moyens de production (socialisme, communisme…) dans lesquelles les entreprises appartiennent, du moins en principe, à tout le monde.Par libéralisme écon…